Pour la première fois dans l’histoire du mixage, numérisation, mémorisation, automation et motorisation riment avec démocratisation. Si nous devions associer une devise à cette véritable bombe qu’est la ProMix 01, en avoir pour son argent ferait parfaitement l’affaire…

Bien souvent, dans un premier temps, les progrès technologiques profitent aux professionnels. Puis, à force de devenir progressivement abordables, ils finissent par atterrir chez l’amateur sous une forme ou sous une autre. Ainsi, en lorgnant du côté des gros studios, le home studiste suffisamment observateur peut s’essayer à jouer les voyantes. Il sait ainsi qu’un jour viendra où toutes les consoles seront équipées d’une automation et d’un total recall . Il sait également qu’à l’exception d’une poignée de modèles analogiques irremplaçables par leur qualité (l’électronique d’un préamplicateur Neve ou assimilé, au même titre qu’un Studer A820 avec Dolby SR, s’attirera toujours les faveurs d’un petit club d’esthètes), toutes seront numériques.

Fermement décidée à brusquer cette lente évolution, à accélérer radicalement le processus, Yamaha présente une console numérique seize canaux. Son prix ? 2000€ HT !
Un nouveau départ
Aussi séduisante soit la ProMix 01, aussi puissant soit son potentiel (la chose a pas mal emprunté aux DMC1000, DEQ5 et DMP9), son atout majeur est avant tout d’ordre financier. Si Yamaha est parvenu à un coût aussi compétitif, c’est à force d’opiniâtreté, en mettant en pratique le célèbre dicton : rien ne sert de courir, il faut partir à point . Un départ qui remonte au milieu des années quatre vingt, date à laquelle la firme lançait la DMP7.
Depuis lors, elle n’a eu de cesse que d’améliorer son concept de console numérique, en commercialisant lentement mais sûrement de nouveaux modèles : les DMP7D, DMP11, DMR8, DMC1000, puis tout récemment, les DMP9-8 et DMP9-16. La ProMix 01 est en quelque sorte l’aboutissement de ces dix ans d’investissement, que les éventuels prétendants au trône auront bien du mal à rattraper. Bref, tout comme l’ADAT marquait le début d’une nouvelle ère, celle de l’enregistrement numérique pour tous, la ProMix 01 inaugure celui du mixage numérique pour tous.
Premières impressions
D’extérieur, la ProMix 01 se situe à mi-chemin entre une DMP7, une DMR8 ou une DMC1000, et une DMP11 ou une DMP9. Comprenez par là qu’à défaut d’autant de potentiomètres que de paramètres, elle s’apparente plus à une console qu’à un rack (encore qu’en lui rajoutant des cornières commercialisées par Yamaha en option, elle puisse occuper onze unités). Physiquement, chacun des seize canaux est accompagné d’un réglage de gain (-60/-16 dB), d’un pad d’atténuation (20 dB), d’une touche de sélection, d’une touche mute et d’un fader motorisé 60 mm (rapide à la détente).

Rajoutez à cela un large écran LCD au contraste réglables (240 x 64 points), des touches de fonction, une molette crantée de type alpha-dial, un système d’exploitation convivial (pas de navigation à vue au sein d’obscures arborescences), et vous obtiendrez un produit facile à mettre en oeuvre, plutôt intuitif. Si nous osions, pour le simple plaisir de critiquer, nous nous laisserions aller jusqu’à déplorer l’absence de touches d’incrémentation et de décrémentation (l’apha-dial, pour augmenter ou diminuer une valeur d’une unité, n’est pas forcément des plus pratiques). Toujours est-il qu’hormis ce point de détail, la ProMix 01 n’a pas spécialement besoin de leçon d’ergonomie. La preuve, l’appareil que nous avons eu entre les mains, en phase finale de bêta-test (version 1.03, du 18/05/1994), était livré sans mode d’emploi, ce qui ne nous a pas handicapé outre mesure.

Architecture
En dépit d’une certaine polyvalence (la ProMix 01 trouvera sa place en home studio, cela va de soi, mais aussi sur scène, dans les milieux de la postproduction, de la diffusion, etc.), cette console n’est pas à proprement parler conçue pour s’acoquiner avec des multipistes : pas d’architecture in-line , pas de sous-groupes, pas de sorties directes… Si certaines astuces (décrites ci-après) permettent de travailler avec un huit pistes, les environnements seize et vingt quatre pistes sont hors de porté de l’appareil. Qu’on se le tienne pour dit. Nous voici donc confronté à une table de mixage de type 16-2, que nous vous invitons à examiner de plus près…
En face arrière, le bus stéréo se dirige à la fois vers une sortie analogique (symétrique au format XLR, asymétrique au format cinch) et vers une sortie numérique (au format coaxial, en S/PDIF). Un autre bus alimente une sortie monitor (asymétrique au format jack 6.35), ainsi qu’une sortie casque, le niveau de chacune d’elles se réglant via deux petits potentiomètres rotatifs. Ce bus monitor pourra servir d’écoute solo (un seul canal à la fois, à savoir le dernier sélectionné, ou plusieurs canaux, selon que l’on optera pour le mode last cue ou mix ), à moins qu’on préfère qu’il duplique tout simplement le bus stéréo (mode st fix ). Enfin, en pressant le commutateur cue / 2 tr. in , le signal provenant d’un magnétophone (DAT, 1/4 pouce…) connecté au retour machine se substituera à celui normalement acheminé aux sorties monitor et casque.
En home studio, on raccordera théoriquement la sortie monitor à son système d’écoute, et la sortie stéréo, à la machine deux pistes réservée au mixage. Sur la ProMix 01, contrairement à ses prédécesseurs, aucun connecteur numérique n’est prévu pour cascader plusieurs consoles. Vous devrez vous contenter d’une entrée supplémentaire dite stereo in , qui remplira certes parfaitement ce rôle, mais en analogique.

Au détour d’un canal
Sur un plan électrique, hormis une différence d’impédance, les seize entrées sont identiques, prévues pour recevoir indifféremment des signaux au niveau ligne ou micro. Les huit premières sont au format XLR (avec alimentation fantôme 48 volts, que l’on mettra en/hors service globalement), et les huit suivantes, au format jack 6,35 (en symétrique elles aussi). En dehors des deux bargaphes à douze segments, réservés au bus stéréo, tous les niveaux de la ProMix 01 se visualisent à l’écran.
Dommage que les diodes indicatrices de saturation brillent par leur absence, ce qui forcera l’heureux possesseur de la ProMix 01, pour détecter le seuil d’écrêtage, à ouvrir grand ses esgourdes.Une correction magistrale. Passons sur le potentiomètre de gain et le pad d’atténuation, dont nous avons déjà fait mention, ainsi que sur l’inverseur de phase et le panoramique, pour en venir à l’égaliseur, qui mérite vraiment que l’on s’y attarde. Inspiré des algorithmes des DEQ5/DEQ5E, l’étage de correction offre en effet trois bandes paramétriques (low, mid, high).
Si vous le souhaitez, l’une et/ou l’autre des extrêmes (low, high), pourront travailler non plus en mode peaking , mais en mode shelving . Ces trois égaliseurs, qu’il est possible de mettre globalement en/hors service (pratique, pour comparer les versions corrigée et non corrigée), dont le gain varie dans une plage de +/- 18 dB, et dont la largeur d’impulsion, en mode peaking, est à choisir parmi neuf valeurs (1/6, 1/4, 1/3, 1/2, 3/4, 1, 3/2, 2, 3), couvrent les bandes de fréquences suivantes : 32 Hz – 1 kHz (low), 32 Hz – 18 kHz (mid), 1 Khz – 18 kHz (high).
Qui plus est, de superbes graphiques rendent compte en temps réel des corrections effectuées. Pour parfaire le tout, Yamaha a eu la brillante idée d’inclure une librairie constituée de cinquante mémoires dans lesquelles on stockera des égalisations types (des gabarits, en quelque sorte). D’origine, la ProMix 01 en contient d’ailleurs un certain nombre : grosse caisse, caisse claire, saxophone, voix masculine, féminine… Quelle satisfaction que d’écouter un instrument tout en lui appliquant les uns après les autres ces différents modèles !
Aller retour
Au nombre de quatre, individuellement commutables en mode pre ou post, les auxiliaires de la ProMix 01 se comportent quasiment comme sur la DMP9. Les deux premiers de ces quatre départs se dirigent vers les processeurs d’effets internes de la console, tandis que les deux derniers alimentent chacun une sortie mono en face arrière. User d’effets externes via les départs 3 et 4 contraindra l’utilisateur, pour les faire revenir, à sacrifier, soit certains canaux, soit l’entrée stéréo, soit les deux, compte tenu du fait que la ProMix 01 ne soit pas équipée de retours (sauf en interne, cela va sans dire, pour chacun des multi-effets intégrés).
Dynamique
Voici les paramètres liés aux trois algorithmes sur lesquels reposent les modules de traitement de la dynamique.
Compresseur/limiteur : seuil (-40/+18 dB), ratio (1:1, 2:1, 4:1, 6:1, 8:1, 10:1, 12:1, 20:1, infini), temps d’attaque (0 – 120 ms), temps de relâchement (0.1 – 6 s), gain en sortie (+/- 18 dB).
Noise gate : seuil (-50/+10 dB), temps d’attaque (0 – 120 ms), temps de maintien (3 – 341 ms), decay (85 ms – 10.9 s), range (-80/0 dB).
Ducker : seuil (-50/+18 dB), temps d’attaque (0 – 120 ms), temps de maintien (3 – 341 ms), decay (85 ms – 10.9 s), range (-80/0 dB).
En activant le mode send 3/4 , on transformera ces deux départs mono en un seul et unique départ stéréo. Outre de nourrir des effets, ces départs pourront bien sûr servir à effectuer une balance différente de celle du bus stéréo (à destination de retours de scène, d’une écoute casque pour les musiciens…), mais aussi à enregistrer sur un multipiste, en mono ou en stéréo. Dans ce but, on s’adjoindra de préférence les services d’un patch (histoire de diriger ces départs vers les pistes de son choix), sauf à bénéficier d’un système comme celui de l’ADAT, qui en l’absence de prises branchées aux entrées 3 à 6, répercute automatiquement aux pistes 3/5/7 et 4/6/8 les signaux réceptionnés aux entrées 1 et 2.
Nos seize faders motorisés, dont le rôle premier est évidemment de commander le volume de chacun des canaux, s’utilisent par ailleurs pour contrôler le niveau d’envoi des départs auxiliaires. Grâce aux prodiges de la motorisation, ces faders, après avoir appelé la fonction voulue en pressant le switch correspondant (niveau du canal, du départ 1, 2, 3 ou 4), reprendront automatiquement la bonne position.
Interlude
A ce stade de nos investigations, le synoptique de la console étant a priori digéré, quelques précisions s’imposent. Sachez d’abord que l’entrée stéréo, la sortie stéréo, les retours internes (1/2) et les départs externes (3/4) ont droit à un égaliseur. Sachez ensuite que les deux canaux de l’entrée stéréo et des retours internes sont flanqués chacun d’un panoramique. Autre remarque : le mode solo (évoqué précédemment, lors de la description du bus monitor) collecte le signal entre l’égaliseur et le fader (d’où le terme de pre-eq / post-fader ), que ce soit pour les seize canaux, les retours internes (1/2), les départs externes (3/4) et la sortie stéréo.
Délibérément, nous n’avons encore rien dit des trois faders de droite, motorisés eux aussi. Deux d’entre eux sont stéréo (dédiés à l’entrée et à la sortie du même nom) et le troisième, mono (ce dernier, multi-usage, se partageant les niveaux du retour 1, du retour 2, du départ 3 et du départ 4).
Traitements dynamiques
En plus des multi-effets, Yamaha nous gratifie de trois modules capables l’un comme l’autre d’officier en tant que compresseur, noise-gate, ou ducker . Le compresseur compresse ou limite (normal), le noise gate atténue le signal au-dessous d’un certain seuil (normal également), tandis que le ducker l’atténue au-dessus d’un certain seuil (plus original). On affectera chacun de ces modules, au choix, à un canal (post eq), à la sortie stéréo (post fader ou pre eq), au départ 3 ou au départ 4 (pre ou post fader).
Entièrement programmables (cf. encadré), ces traitements dynamiques sont stockés dans 23 mémoires (10 ROM + 13 RAM). Une représentation graphique de la courbe infligée au signal, une mise en/hors service, la possibilité fort appréciable de sélectionner une entrée latérale (canal 1 à 16, départ 3, départ 4, entrée stéréo gauche ou entrée stéréo droite), comptent parmi les autres atouts de ces périphériques internes .
Regroupements stratégiques
A l’instar de la DMP9, la ProMix 01 autorise le regroupement des canaux deux à deux (1 et 2, 3 et 4, 5 et 6, 7 et 8, 9 et 10, 11 et 12, 13 et 14, 15 et 16), afin qu’ils forment des voies stéréo. Au moment d’un tel regroupement, trois options sont proposées : reset (le niveau des deux canaux, ainsi que celui des quatre départs auxiliaires de ces canaux, subissent une remise à zéro), L – R (le niveau du canal gauche de la voie stéréo ainsi créée, de même que celui des quatre départs auxiliaires de ce canal, prennent les valeurs du canal droit), R – L (le niveau du canal droit de la voie stéréo ainsi créée, de même que celui des quatre départs auxiliaires de ce canal, prennent les valeurs du canal gauche).
Effets internes
Depuis toujours, Yamaha a intégré des multi-effets à ses consoles numériques. Les deux que possède la ProMix 01 sont éditables. Stéréo, ils disposent chacun de 40 mémoires, dont trente en ROM et 10 en RAM. Les traitements qu’ils proposent sont les suivants : Reverb Hall 1/2, Reverb Room 1/2, Reverb Stage, Reverb Plate, Ambience 1/2, Live Room 1/2, Reverb Vocal, Chorus + Reverb, Flange + Reverb, Delay L-C-R, Chorus + Monodly, Chorus + Delay, Delay + Chorus, Karaoke Echo 1/2, St. Pitch Change, Vocal Doubler, Funny Pitch, Chorus, Broad Chorus, Symphonic, Flange, Super Flange, Phasing, Tremolo, Auto Pan.
Une fois groupés, ces deux canaux se comportent comme un seul homme (partagent le même inverseur de phase, le même égaliseur, les mêmes départs auxiliaires, le même fader et le même éventuel compresseur), sauf bien entendu, en ce qui concerne le panoramique, qui continue d’agir indépendamment pour chaque canal. Déplacer le potentiomètre correspondant à l’un des deux canaux d’une voie stéréo et voir son acolyte bouger automatiquement est un grand moment de la motorisation. Reconfigurer la console à la demande, en fonction de ses besoins en voies mono et stéréo, n’est pas mal non plus.
Dans le même ordre d’idées, quatre groupes sont à disposition de l’utilisateur, sachant qu’il est interdit à un même canal d’appartenir à plus d’un groupe à la fois. Logique… Le fait de déplacer n’importe quel potentiomètre d’un groupe a pour effet de faire bouger les autres, de façon relative (d’autant de décibels en plus ou en moins). Pour peu qu’un fader esclave atteigne son minimum ou son maximum, la position du fader maître, à cet instant précis, sera mémorisée. Lorsque ce fader maître remontera ou redescendra, le fader esclave concerné attendra sagement qu’il atteigne de nouveau cette position pour se déplacer avec lui.
Recall et automation
Cinquante mémoires RAM, qualifiées de scenes , se feront une joie d’accueillir vos mixages, d’en mémoriser absolument tous les paramètres : un vrai total recall . On rappellera ces mémoires, soit directement depuis la console (par l’intermédiaire de la molette), soit via MIDI, en transmettant à la ProMix 01 des messages de changement de programme. Une cinquante et unième mémoire, de type ROM, porte le numéro zéro. Nommée initial data , elle correspond, comme son nom l’indique, à un ensemble de réglages par défaut.
Côté automation, Yamaha a fait l’économie du développement d’un logiciel. En effet, les 517 paramètres (soit tous ceux de la console, sans exception, du temps de réverbération d’un effet au facteur Q d’un égaliseur) pourront être associés aux contrôleurs continus 0 à 96, sur autant de canaux que nécessaire (six au minimum, si nos calculs sont bons…). A l’instar de la DMP9, ceci pour éviter de consommer du canal (il s’avère impossible d’automatiser plus de deux consoles, puisque que le MIDI se limite à seize canaux), la ProMix 01 peut, si besoin, faire appel aux fameux non registered parameters.
Toujours est-il que les réglages effectués en temps réel au niveau de la console se traduisent par l’émission de messages MIDI, qu’il ne reste plus qu’à enregistrer sur les pistes d’un séquenceur, exactement comme s’ils provenaient d’un vulgaire clavier. Au rayon légers regrets, dommage qu’il soit nécessaire de devoir faire deux tours de molette pour parcourir tout l’espace stéréo d’un panoramique : cela ne facilite pas la création d’effets droite – gauche en temps réel…
Comble du raffinement, toujours au sujet des messages transmis par la ProMix 01, l’utilisateur a même la possibilité, pour un certain nombre de catégories de paramètres, de décider d’émettre ou ne pas émettre les contrôleurs continus correspondants. Ces catégories sont les suivantes : on/off (mute), level, eq, comp, panpot, send, effects, others. Parfaitement compatible avec la précédente, une autre méthode d’automation consiste, toujours à partir d’un séquenceur, à programmer des objets graphiques (faders et autres switches, à l’aide d’écrans de type Cubase MIDI mixer ), pour piloter la ProMix 01 à la souris.
MIDI et compagnie
Les menus MIDI et utility de la ProMix 01 ne sont pas d’une grande complexité. Côté MIDI, on tombe sur les pages d’affectation des control changes aux différents paramètres, mais aussi sur la table de réassignation des program changes, le réglage des canaux d’émission et de réception, de même que sur les dumps.
A défaut de prise thru sur la console, le mode echo renverra par la prise out les program changes reçus. C’est là un astucieux moyen, pour qui cascade plus de deux ProMix 01, de répercuter aux autres consoles les changements de scène effectués manuellement sur la première. Finissons-en avec l’oscillateur (100 Hz, 1 kHz, 10 kHz, bruit rose), susceptible d’être affecté au départ 3, au départ 4 et à la sortie stéréo, ainsi que par la protection mémoire (indépendante pour les scenes 1 à 25, et 26 à 50).
CONCLUSION
Il est un critère parfois utile pour juger une console de mixage (quoique difficile à retranscrire par écrit) : la qualité audio… Un domaine où la ProMix 01 se défend remarquablement, ce qui, vu l’expérience de Yamaha en la matière, n’étonnera personne. Les convertisseurs convertissent, les égaliseurs corrigent, les effets traitent, les compresseurs compressent, avec une évidente bonne volonté. Qu’ajouter à cela ?
Etrangement, alors que le musicien rodé au maniement d’un home studio est supposé maîtriser un univers technologiquement très pointu – logiciels de séquence, générateurs de son, Direct to Disk… -, comment expliquer qu’il puisse encore tolérer une console dénuée d’automation et de total recall ? Ravi de retrouver ses séquences et ses sons, un jour, une semaine, un mois ou un an plus tard, il ne semble pas pour autant perturbé par le fait de devoir noter sur un bout de papier les réglages de ses égaliseurs, de ses départs auxiliaires, etc.
Gageons que la ProMix 01, première console à rendre financièrement accessible au plus grand nombre les faders motorisés, le numérique, l’automation et le recall, joue un rôle déterminant dans l’évolution des mentalités, serve en quelque sorte de détonateur.
LES PLUS:
le prix, le recall, le coût, l’automation, le tarif, le numérique, l’aspect financier, le son, le fait que la ProMix 01 ne soit pas chère, les faders motorisés, le côté économique du produit, les effets et compresseurs intégrés.
LES MOINS:
l’impossibilité, comme sur la DMR8, d’éditer les paramètres d’une tranche (égaliseurs…), à l’aide des seize faders, l’absence de cascade numérique, d’entrée numérique, l’obligation de disposer d’un séquenceur pour profiter de l’automation, la disposition de la sortie casque (à l’arrière !). Question : les faders motorisés vieilliront-ils bien (ah, la mécanique…) ?